COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 15 SEPTEMBRE 2007,
PARIS ; de 15h à 17h30.
Après avoir réglé le problème de l’avenir du Parc de Camargue, et suite à plusieurs échanges sur les risques écologiques auxquels la Ville d’Arles
est confrontée, Jean Louis Borloo, Ministre d’Etat à l’Ecologie et au développement durable, m’a proposé un rendez-vous avec son conseiller technique, à Paris.
J’ai proposé à Charles Fabre, Maire de Tarascon et Vice-président d’Arles-Crau-Camargue-Montagnette, de m’accompagner.
Voici la teneur de cette réunion et les sujets que nous avons abordés :
1. SENSIBILISER LE MINISTERE AUX DANGERS GRAVES QUI MENACENT ARLES ET SA
POPULATION
Nous sommes venus alerter le Ministère de l’Ecologie et du développement durable, sur les grands
risques qu’encourt la Ville d’Arles en cas de nouvelles crues du Rhône.
En effet, j’ai alerté Jean Louis Borloo sur l’état catastrophique des quais du Rhône en centre
ville. Ils sont en fort risque d’écroulement et les habitants de La Roquette et de Trinquetaille encourent un danger imminent en cas d’une nouvelle crue du fleuve.
Rien de concret pour sécuriser les Arlésiens n’a été fait à ce jour.
Seule la Région Languedoc-Roussillon a surélevé les digues du Gard de 0,70 cm, entre Fourques et
Beaucaire. Conséquences : à un niveau de crue identique que celui de 2003, le Nord d’Arles serait envahi par 150 à 200 millions de mètres cube d’eau (au lieu de 25 millions en décembre
2003).
Le plan Rhône prévoit des déversoirs sur les deux rives du Rhône, soit 100 millions de mètre cube
d’eau sur le nord d’Arles, la digue de second rang du nord d’Arles n’aurait qu’un effet retardant, et l’eau envahirait le reste de la ville par le sud (Fourchon).
Les déversoirs prévus au nord d’Arles sont donc inconsidérés et mettent en danger toute la
population de la Ville. Nous avons communiqué les rapports des commissaires enquêteurs, qui confirment nos dires.
Dans le cadre du plan Rhône, j’ai soutenu le projet d’une digue de 2nd rang,
indispensable mais pas suffisante et plus au nord que celle en cours de construction et qui rencontre trop de difficultés comme nous l’avions craint.
En cela l’émissaire de Jean Louis Borloo a été sensible aux dangers qu’un déversoir ferait peser
sur les Arlésiens et sur les futurs projets de développement de la ville.
Dans le cadre du développement durable et des modes de transports plus respectueux de
l’environnement, l’espace autour du port quadri modal d’Arles (fluviomaritime, route, rail, avec les possibilités de cabotage) doit demeurer libre de recevoir du développement économique protégé
des crues. Cette zone demeure un espace de développement à protéger dans la perspective d’une relance du projet Rhin Rhône.
Mr Charles Fabre, Maire de Tarascon et vice-Présidentt à l’ACCM qui m’accompagnait, a expliqué
notre refus des déversoirs entre Arles et Tarascon. Son Adjoint, M. J Grangier a présenté un projet alternatif de contournement d’Arles, et de réouverture du canal du Japon afin de faciliter
l’écoulement des eaux, de protéger Tarascon et Arles mais aussi Salin de Giraud et Port St Louis.
2. PROPOSITON DE FAIRE DU PLAN RHONE UN GRAND CHANTIER
EUROPEEN
Dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, j’ai demandé au Ministère d’étudier l’ensemble des travaux nécessaires
pour protéger les riverains du Rhône :
· digues de premier et de second rang,
· possibilité de créer des canaux de contournement des eaux du
fleuve,
· la remise en capacité d’écoulement du lit du Petit
Rhône.
En effet, Arles constitue une zone d’étranglement du Rhône (11500m³/s : traversée entre Trinquetaille et la Roquette).
Il faut ainsi prévoir des possibilités d’écouler le surplus des eaux du Rhône en amont d’Arles (14000 m³/s au nord d’Arles).
Dans le contexte de pollution grave des sédiments du fleuve, j’ai également demandé à ce que la possibilité d’un
dragage du Petit et du Grand Rhône soit étudiée. Malgré les contraintes financières, réglementaires et écologiques, ces dragages contribueraient à reconstituer les lits des deux bras du fleuve,
et contribueraient à recevoir des débits plus importants en cas de crues en reculant le niveau d’utilisation des déversoirs.
3. DEFENDRE L’IDEE D’UNE POSSIBILITE DE FINANCEMENTS EUROPEENS
J’ai proposé que le Plan Rhône soit inscrit comme grand chantier européen. Cette inscription permettrait de bénéficier
des fonds européens, fonds dits « Barnier », lesquels pourraient s’accompagner de prêts Européens accordés par la Banque Européenne d’Investissement sur 45 ans aux régions. Mr Michel
Barnier m’a confirmé le bien fondé de cette démarche lors de différentes rencontres en 2006.
L’émissaire de Jean Louis Borloo a été très sensible aux derniers arguments que j’ai soumis.
Le soir même de cette réunion, Jean Louis Borloo m’envoyait une lettre me remerciant de l’avoir alerté et qui demandait à ses services d’étudier nos
propositions.
Nous le remercions ainsi que ses conseillers techniques et politiques pour leur écoute et leur volonté
d’agir.
Serge Berthomieu
PS: j'ai remis un dossier sur le projet PERZAN de la CCIPA en partenariat avec l'ADESA et l' IRA dans le cadre d'un programme Européen, (faire du nord d'Arles une
zone d'expérimentation de passage aux énergies renouvelables...
)
Le Président Serge Berthomieu
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